• Titli, une chronique indienneRares sont les films indiens qui passent sur nos écrans mais depuis quelques années on en découvre beaucoup plus, et surtout on découvre des films d'une nouvelle vague de réalisateur, plutôt issus du cinéma indépendant indien, ce qui donne une nouvelle vie et surtout enlève cette étiquette "bollywood" au cinéma indien. J'ai eu l'occasion de voir les années précédentes 2 longs métrages, Gangs of Wasseypur en 2 parties et Ugly, le premier à la manière du Parrain de Coppola traitait d'une famille de mafia indienne à travers plusieurs décennies et le 2e, un enlèvement d'enfant montrant un regard différent et peu attirant de l'Inde. Bref, deux films allant totalement (tout en gardant certains codes, couleurs,  musiques...) à l'encontre du cinéma populaire de bollywood. Titli continue sur cette voie et je pense qu'il se démarque encore plus en abandonnant les quelques références qu'on avait pu trouver dans les précédents films au cinéma de bollywood. Titli garde cependant toujours une grande dose de violence, montre un côté de l'Inde peu attrayant, la misère, la pauvreté, la place de la femme dans la société indienne et ici les deux personnages féminins sont montrées comme à la fois soumises et rebelles (l'une demande le divorce sans faiblir et l'autre se fait avoir par amour...mais se rattrape bien à la fin). C'est vraiment plus qu'un détail les personnages dans Titli, un vrai plus dans ce film.
    Après il y a toujours un côté "sale" "crasseux", les rues, les personnages (un qui crache encore et encore), les couleurs utilisées, la musique plus moderne aussi... on retrouvait déjà cela dans les films précédemment sortis.
    Titli est intéressant sur beaucoup de choses et mérite bien une sortie internationale sur grand écran. Espérons que le cinéma indien nous réserve encore de bonnes surprises!

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  • Le tombeau des luciolesDernièrement, j'ai eu l'occasion de découvrir enfin Le tombeau des lucioles, célèbre dessin animé japonais. Ce film est très connu  mais je ne l'avais encore jamais vu pourtant et je suis vraiment contente de cette belle découverte. C'est un des meilleurs dessins animé que j'ai pu voir, tant par le sujet traité et surtout la façon dont il est traité ici que l'esthétisme. Le sujet est difficile, j'ai fais rapidement le rapprochement avec le manga de Kono Fumiyo "Le Pays des Cerisiers" qui traite du même sujet à travers les yeux d'enfants en ayant un bon équilibre entre le réalisme et la naïveté d'un enfant justement. De ce fait on est de suite attendri par les personnages qui au début nous font sourire par leur attitude face au drame qui se déroule devant eux et puis ont fini par avoir peur pour eux. C'est triste parce que le sujet de la guerre vécue par des enfants livrés à eux mêmes sans aucune aide des adultes est montrée de façon réaliste, parce que ce sont des enfants l'impact est encore plus fort, encore plus injuste. Honnêtement j'ai pleuré à la fin, ça m'arrive très rarement devant un film, là ça m'est arrivée voilà. Un très beau film sur l'enfance cependant sur fond de guerre (les ravages de la guerre où les plus faibles ne s'en sortent pas) et faisant passer tout un tas d'émotions intenses.  Indispensable, à voir. Si vous avez aimé, n'hésitez pas à découvrir un de ses derniers films,Le Conte de la Princesse Kaguya, très beau également.

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  • Chonmage PurinAh!!! J'ai enfin eu le temps de me poser devant un film, ça faisait bien longtemps! J'ai des tas de films qui prennent la poussière (soit sur mon disque dur car pas possible de les trouver en dvd malheureusement ou en dvd sur mon étagère). J'ai choisi un film léger dont j'étais sur de ne pas pleurer ou déprimer devant ni trop réfléchir en le regardant. Bon choix! Chonmage Purin était bien agréable et amusant à voir, bien que trop gentillet mais grand public, un public familial clairement visé. L'histoire est sympa : un samouraï de l'époque Edo se retrouve propulsé à notre époque à Tokyo et squatte chez une mère de famille célibataire qui galère entre son travail et son jeune fils à élever seule. Ce sympathique samouraï un peu déboussolé prend vite ses marques, s'attache à la petite famille et découvre... la pâtisserie! Sympathique, agréable, plaisant (avec Nishikido Ryo c'est toujours plaisant de toute façon!) mais où est passé le grain de folie qu'on retrouve dans les autres films du réalisateur pour qui j'ai eu un coup de coeur avec le génial Fish Story? Bon ce ne n'est pas grave, j'ai bien souris tout au long du film, c'était mignon, les gâteaux faisaient plaisir à voir et je me rattraperai avec 2 dvd qui n'attendent que d'être vu : See you tomorrow everyone et The foreign, the duck and god (merci au passage à Third Window Films de nous permettre de voir en Europe les films de supers réalisateurs japonais, leurs dvd sont donc en version originale sous titrée anglaise et zone 2).
    Le film donne faim, ça me rappelle que j'adore les flans au caramel et que j'en ai fais il y a peu en version végétalien, délicieux.
    Si vous voulez étendre votre "soif" de film sur le flan/pudding japonais, vous pouvez toujours visionner le jdrama My Boss My Hero et côté de folie, celui-ci devrait bien plus vous combler^^.

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  • PietaArte a diffusé dernièrement un des derniers films de Kim Ki Duk, j'aime bien ce réalisateur qui est plutôt connu chez nous, peut-être le réalisateur sud coréen le plus connu à l'international? J'ai vu quelques films de ce réalisateur que j'ai beaucoup aimé : L'île, Printemps, été, automne, hiver....et printemps, Crocodile, Locataires, L'Arc. Tous découverts sur arte d'ailleurs! Mais au fait, qu'est ce que ça donne maintenant un film de Kim Ki Duk parce que moi j'ai vu ces premières réalisations, est-ce qu'il a changé? Avec Pieta pour moi c'est clair que Kim Ki Duk ne me plait plus tellement, il a gardé la violence de ses premières réalisations, que ce soit au niveau du thème abordé que des images mais la poésie et la beauté des images, le soin particulier apporté à l'esthétique... envolé! Bien dommage parce que c'est ce que j'aimais chez ce réalisateur, malgré toute cette violence et cette dureté, il y avait une certaine beauté et poésié qui s'en dégageait. Avec Pieta je n'ai pas retrouvé cela, violence uniquement, provocation? le mot est peut-être un peu fort... je ne sais pas. Les émotions n'étaient pas là non plus (quelques rares scènes avec le personnage féminin, seul personnage intéressant réellement de ce film), le film était froid et ce style de réalisation n'a pas vraiment rendu ce film "beau"... Bref, très déçue par le film de Kim Ki Duk mais si l'occasion se représente pour en voir un autre, je lui laisse une autre chance :)

    Fiche allociné

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  • Les amants crucifiésDernièrement, je suis allée voir au cinéma une réédition, Les amants crucifiés (Chikamatsu monogatari) de Mizoguchi Kenji, un grand cinéaste japonais, le film date de 1954, il est en noir et blanc et a été sélectionné en compétition à Cannes en 1955 pour la Palme d'Or. J'adore les rééditions de vieux films au cinéma, c'est toujours magique! Et puis je connais tellement mal le cinéma japonais avant les années 80/90 que c'est toujours un plaisir de se rendre au cinéma pour cela. C'est mon premier film de Mizoguchi d'ailleurs et j'ai beaucoup aimé, ça change des films de Ozu, c'est totalement différent. Je pense que son cinéma (au niveau des thèmes abordés et de l'aspect théatral de certains films) ça se rapprocherait plus de Kaneto Shindo dont j'ai pu découvrir juste avant Kuroneko.
    Pas de thèmes pointant du doigt la société bourgeoise du Japon féodal sont abordés et montre à quel point l'écart entre riches et pauvres (malhonnêtes/honnêtes) est énorme et à quel point, ce qui est une triste réalité, la richesse l'emporte. J'ai fais également le rapprochement avec Kuroneko (Les amants crucifiés n'a rien de fantastique) parce qu'une fois de plus la femme a une place bien "inconfortable" dans cette société (c'est un objet, une marchandise...).
    Juste un détail qui m'a marquée, le visage de l'actrice interprétant O-san, il est vraiment particulier et très beau, se prêtant parfaitement au personnage qu'elle joue.
    Beaucoup d'émotions dans ce film d'ailleurs, en grande partie au jeu des deux acteurs principaux que j'ai beaucoup aimé.
    J'affectionne particulièrement ces vieux film japonais en noir et blanc, j'espère voir d'autres rééditions du cinéma japonais et découvrir d'autres réalisateur incontournables.

    Fiche film wikipédia qui très bien détaillée, très bien est expliquée, que ce soit sur les différents thèmes du film (politique, social, ...), chaque personnage aussi.

     

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