• Hill of freedomJe sais, je sais, j'ai dis que je n'irais plus voir de films de Hong Sang Soo au cinéma parce que c'est toujours un peu pareil, du soju, du cinéma et un triangle amoureux. Alors quoi de neuf au final? bien on retrouve bien sur ces trois thèmes si chers au réalisateur sud coréen, donc des discussion autour d'un verre une de verre dizaine d'alcool permettant aux personnages de se confier, des rencontres, un personnage qui aime deux femmes, un des personnages principaux qui côtoie un peu le monde du cinéma, du blabla et toujours un super générique au piano. Mais pourtant Hong Sang Soo a su de nouveau apporter une petite touche d'originalité à son récit, cette fois-ci il s'est amusé à perdre le spectateur autant que son personnage principal est perdu et ça fonctionne bien : des lettres tombées par terre et ramassés un peu dans le désordre puis lues vont également rendre l'enchainement des scènes légèrement dans le désordre mais quelques scènes seulement de telle façon à ce qu'on s'y retrouve assez facilement et le personnage aussi. Hong Sang Soo essaie toujours de donner l'impression au spectateur qu'il est bien plus qu'un simple observateur.
    L'intégration d'un personnage non coréen avait déjà été utilisée pour In another country mettant en scène Isabelle Huppert, là c'est autour de Ryo Kase de s'y coller, en interprétant Mori un japonais venant en corée à la recherche d'une femme qu'il a beaucoup aimé et qu'il aime encore...
    Les personnages sont toujours aussi authentiques, plein de charmes et attachant, ça me fait toujours beaucoup sourire parce que c'est toujours si léger au final un film de Hong Sang Soo (alors peut-être beaucoup penseront le contraire...).
    Pas le meilleur que j'ai vu du réalisateur, mais toujours aussi sympathique.

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  • Il était une fois en ChineIl était une fois en Chine de Tsui Hark a ouvert le cycle cinéma asiatique d'arte jeudi dernier, cycle qui nous offrira un film asiatique chaque jeudi soir du mois de juillet. Ce film pourtant si connu, je n'avais jamais eu l'occasion de le voir! Et bien voilà, en plus dernièrement je suis allée voir le dernier film de Tsui Hark au cinéma, La bataille de la montagne du tigre, m'ayant pas tout à fait plu, petite déception... C'est le moment de revoir donc ses classiques. Alors Tsui Hark c'était mieux avant? oui assurément, je préfère sans tous ces artifices de film en 3D, mais au final on retrouve la même recette : action et humour. Mais c'était bien différent, car ce film était plus authentique, plein de charme et attachant avec ses personnages plein d'humour et parfois plein de maladresse. Le film n'est pas que action/combats et humour, on a bien une histoire sur le fond, peut-être trop effacée mais il est évident que ce n'était pas d'en faire un film historique. L'opposition tradition modernité, culture chinoise et occidentale est bien mis en avant puisque cela fait parti des thèmes principaux. Ce mélange fonctionne vraiment bien et contrairement aux films récents de Tsui Hark qui sont plus froids et manque un peu trop d'émotions, celui ci est tout le contraire, je ne demande donc qu'à voir d'autres films de ce réalisateur. Et on aime tous Jet Li! En tout cas pour moi il est clair que le point fort de ce film est avant tout son humour, puis ses combats originaux, bien qu'il se prend cependant au sérieux concernant le côté historique. J'ai donc passé un excellent moment devant Il était une fois en Chine.

    Fiche film allociné

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  • MasaanHier je suis allée voir au ciné un film indien Masaan, oui encore un film indien, il y a peu j'avais vu au ciné Titli que j'avais beaucoup aimé pour son détachement total avec les codes du cinéma populaire que nous connaissons tous. Mais Titli restait cependant dans la lignée des films indiens que ne pouvons voir depuis ces dernières années, ces films indépendants loin de bollywood qui nous montre une image de l'Inde plus sale et violente, pauvre et peu accueillante où se côtoient flic ripoux, mafieux et voyous, meurtres, règlements de comptes, violence faites aux femmes, etc etc.
    Avec Masaan c'est très différent on s'éloigne aussi bien du cinéma populaire que de ce cinéma pleine de violence, Masaan semble vouloir s'approcher encore plus de la réalité sans pour autant choquer de façon brutale à coup de musique hyper bruyante (Ugly) ou de fusillade (Gangs of Wasseypur) le spectateur. On nous parle d'un sujet ancrée dans la société actuelle indienne qui perdure : le problème des castes, la place de la femme dans la société, mais aussi l'avenir (professionnel) des jeunes. On n'échappe cependant pas à la dénonciation une fois de plus de la police (chantage par la police afin d'obtenir de l'argent de famille pauvre). Le film nous montre également un sujet que je n'avais jamais alors vu dans un film indien, les hommes s'occupant de la crémation des corps défunts (le métier difficile de toute une famille, celle de Deepak).
    J'ai adoré Masaan (qui signifie le bûcher et fait donc directement référence aux ghat de crémation) car il nous présente des personnages humains, avec beaucoup d'émotions (j'avais trouvé les films indiens précédemment vus assez froids et avec des personnages ne donnant pas envie de s'y attacher), car oui on s'attache aux différents personnages de cette triste histoire d'amour et de lois culturelles ancienne qui perdurent et brisent beaucoup de vies... mais un film qui reste à la fin cependant optimiste, une fin ouverte qui nous fait penser à un meilleur avenir (peut-être) pour la jeunesse indienne...
    A noter également que les chansons utilisées sont douces, des chansons indiennes uniquement et que les plans pour certains sont vraiment beaux (balade en bateau par exemple, certains paysages) et contribuent à ce rythme doux qui s'installe tout au long du film. Pas de scène brutale, mais le sujet reste difficile et choquant, la différence est au niveau de son traitement et c'est ça qui fait de Masaan un si beau film. C'est la fête du cinéma dès aujourd'hui, 4€ la place, courez le voir, ça serait dommage de louper ce beau film.

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  • Cette sLa bataille de la montagne du tigreemaine sortait La bataille de la montagne du tigre de Tsui Hark, j'avais déjà eu l'occasion de voir un de ses film au cinéma que j'avais bien apprécié sans pour autant adorer, Detective Dee (et puis je l'ai revu à la tv et je l'ai adoré, parfois il me faut plusieurs visionnages!). Bref, ce film m'a laissé la même impression, j'ai aimé, mais pas adoré, pas totalement dans le film aussi il faut le dire car je suis épuisée actuellement la première partie fût un peu difficile à rentrer dedans mais après je n'ai finalement plus décrocher une seule seconde du film. Voilà donc je pense aussi qu'il faut lui laisser un peu de temps à ce film pour démarrer et après on entre vraiment dans le vif du sujet et c'est super! Par contre, comme tous les films que je vais voir au ciné, je choisis la 2D, la 3D ne m'intéresse pas, pour moi le cinéma n'a pas besoin de ça pour exister et être de qualité, sauf que là clairement ce film a été fait pour être vu en 3D, je regrette un peu ce choix au final. Lors des scènes 3D, il y a pas mal de ralentis lors des batailles (les balles des fusils par exemple dont on voit la trajectoire).
    Je n'avais même lu le résumé de ce film, vu aucune bande annonce, vu les sujets de prédilection de Tsui Hark et le titre du film, je pensais me retrouver devant un film d'arts martiaux et bien non, du tout et tant mieux je dirais car ça change un peu, surtout l'époque, enfin pas de film en costume, un sujet que je connaissais pas du tout sur une armée et une bataille que s'est révélé intéressante au final et bien rythmée par les scènes de combats, un peu d'humour et de l'action pour nous en mettre plein la vue. La formule qui marche quoi.
    Mais mais... j'ai aimé, pas assez car j'aime l'histoire de ce type de film et l'action, le spectaculaire, le soin apporté aux scènes de batailles efface presque totalement l'histoire de fond au final, c'est un peu dommage...
    Sinon j'ai passé un moment bien sympathique, mais j'ai vu mieux on va dire... un peu déçue mais sans être spécialement étonnée de cette petite déception!

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  • See you tomorrow everyoneJe continue avec ma découverte des films du talentueux Nakamura Yoshihiro, réalisateur japonais qui fais maintenant partie de mes favoris parmi tant d'autres comme Iwai Shunji ou encore Tsukamoto Shinya. Je vous parlais précedemment de Chonmage Purin un film agréable et sympa mais sans plus car niveau originalité et grain de folie qu'on retrouve chez ce réalisateur n'était pas vraiment là. Heureusement, avec See you tomorrow, everyone (Mina san sanôyara みなさん、さようなら) , je retrouve ce que j'avais adoré dans Fish Story, originalité, humour, audace, folie, nostalgie, personnages attachant, histoire peu commune et si bien traitée et l'ambiance grâce à cette musique qui nous envoie directement dans l'histoire et ne nous lâche plus :)
    Bref, See you tomorrow everyone parle d'un jeune née dans une cité dans les années 80, où rien ne manquait boutiques, écoles, etc, une vraie petite ville. Satoru a décidé qu'il y vivrait toute sa vie, malgré les départs chaque année, de plus en plus nombreux, de ses camarades de classes. Je pense pas avoir déjà vu un film qui traitait de ce sujet là, la vie dans cités (construites dans les années 60 - 80 il me semble, à vérifier) au Japon qui ont fini par être désertées et certaines détruites à la fin des années 90, début 2000. Le film est alors emprunt de beaucoup de nostalgie, la cité, les vêtements des personnages, les appartements, les boutiques, on est vraiment dans une ambiance d'époque!
    Beaucoup de sourire pour ce film vraiment chouette montrant la détermination d'un personnage à ne pas vouloir accepter le changement autour de lui et le changement de son pays. C'est toujours avec conviction et la tête haute qu'il fait ce qu'il a décidé et je trouve, s'en sort au final plutôt bien, la fin du film étant très belle en plus.
    J'ai beaucoup aimé le découpement du film en plusieurs chapitres, chaque année qui passe nous montre le décompte des élèves de la promo de Satoru restant et ceux partis, au fur et à mesure les boutiques ferment, les gens s'en vont, les étrangers pauvres occupent les lieux, rien n'est plus entretenu et la cité apparait comme fantomatique et terriblement triste. Je pense que ce qui définit le mieux ce film que j'ai tant apprécié est le terme "NOSTALGIE", ce qui était déjà un point fort de Fish Story. Et le puis le casting, parfait, j'avais déjà eu l'occasion de voir Gaku Hamada dans Fish Story, c'est un très bon acteur à découvrir.
    Un excellent film, merci à l'éditeur Third Window Films de nous permettre de voir ces petits trésors du cinéma japonais en Europe!

    La chanson du film est super cool, c'est Sweet Memory de Elephant Kashimashi エレファントカシマシ un groupe de rock qui s'est formé en 1988 et toujours en activité!

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