• Je l'attendais impatiemment ce film, le dernier en date de Jia Zhang Ke que je suis maintenant depuis plusieurs films et qui a depuis bien évolué, su se renouveler tout en gardant son thème de prédilection, la Chine en pleine évolution actuelle face à la Chine d'avant, la jeunesse chinoise aussi et les trop grandes inégalités de ce pays (économique, niveau de vie, ville/campagne...). Avec le précédant, A touch of Sin, j'avais reçu une sacrée claque parce que ça faisait bien longtemps que je n'avais pas vu autant de rage et d'émotions, autant de vérité sans sous entendu dans un film chinois, difficile de faire mieux, la barre était vraiment placée haute, très haute. En fait avec Au delà des montagnes, c'est assez différent même si on reprend les thèmes chers au réalisateur, car ce qui est change est ton du film, la façon de traiter le sujet, on reste sur un fond social mais on se rapproche bien plus du drame, du mélo (mais toujours sans tomber dans le film larmoyant) que A touch of sin, au final c'est une très belle histoire, triste aussi, en commençant par un triangle amoureux, toujours sur fond social (les mines de charbon qui petit à petit ferment, la modernité qui envahit petit à petit le quotidien des chinois, les inégalités qui continuent de se creuser). Puis j'ai aimé que l'histoire se déroule sur plusieurs décennies! Mais c'est beau et puis le choix de cette musique, parfait, du début à la fin, très beau. Jia Zhang Ke est surprenant et le restera j'espère au fil des ses prochains film encore. Et l'actrice principale, Zhao Tao, vue dans A touch of sin et bien d'autres films de Jia Zhang Ke, est excellente également. Un peu déçue par la fin cependant car j'aurais aimé en savoir plus sur ce qui allait se passer sur les choix des personnages... c'est un peu frustrant de terminer ce film comme ça.

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  • My skinny sisterJe suis allée voir ce weekend un film que je n'avais pas prévu de voir mais après avoir lu le résumé et vu la bande annonce, je me suis dis qu'il allait me plaire. Il ne faut cependant pas se fier à ce qui est noté sur l'affiche qui décrit ce film comme la cousine scandinave de Little Miss Sunshine, pour moi ces deux films ne sont pas vraiment comparables, le sujet traité ici est délicat et grave (l'anorexie) même si le sujet principal au final c'est la relation entre soeurs, l'anorexie est quand même traité de manière bien sérieuse (suicide dans Little Miss Sunshine, mais tellement mis de côté, sur le ton de l'humour, qu'on l'oublie vite), les scènes drôles centrées sur la petite soeur sont alternées par des scènes plus dures (l'anorexie et les conséquences sur la famille entière, pas seulement sur la grande soeur qui en souffre). Il faut avouer que la petite soeur est drôle dans ses répliques (surtout quand elle a le béguin pour le prof de sa grande soeur ou cette histoire de moustache) mais parfois elle sait vraiment nous émouvoir (cette impression d'être l'ombre de sa grande soeur, d'être moins bien qu'elle, se sentir effacée et incomprise et ne pas comprendre vraiment non plus ce qui se passe...). Bref, j'ai bien aimé ce petit film sans prétention qui fait passer beaucoup d'émotions sans tomber dans le film très larmoyant, il y a toujours un juste de milieu et les deux actrices sont parfaites. Peut-être pas le film de l'année mais une bien jolie découverte.

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  • Lady SnowbloodEnfin! j'ai pu voir l'adaptation ciné du manga de Kazuo Koike, Lady Snowblood, dont j'ai lu les 2 premiers tomes, 3 tomes sont sortis au total, mais je m'arrête là je pense, le manga me plaisant qu'à moitié mais adorant le personnage et son histoire, je voulais absolument voir la version ciné parce que ayant vu déjà Sasori avec la même actrice (Meiko Kaji) je savais que j'aimerais et effectivement, oui j'ai adoré, je préfère de loin la version ciné. Pourquoi ? normalement, on le sait, les adaptations ciné dans souvent bien moins réussies que l'original, souvent parce qu'il est difficile de transposer à l'écran ce qui a été fait sur papier (notamment au niveau des détails, de l'ambiance, parfois aussi du casting, des décors, etc...). Ici c'est, pour moi, réussi, déjà la présence de Meiko Kaji dans le rôle principal qui efface tout le monde autour d'elle (autant au sens premier que figuré si vous connaissez un peu l'histoire). Contrairement au manga, le film ne s'embarasse pas des scènes crues, oui parce que la moitié du manga est comme ça et c'est pas trop mon truc, donc ça ne m'avais pas tellement plu. Je trouve que le choix de l'actrice correspond vraiment au physique du personnage version papier en plus. Je dirais tout de même que par rapport au manga, le film manque un peu de rythme, il est moins violent aussi (alors qu'il l'est, giclée de sang type jet pshiiiiit à la Baby cart, combats à mort au sabre, etc...). C'est vraiment un film encore une fois sur le thème de la vengeance féminine et qui une fois de plus montre la condition féminine japonais, ici début 1870, début Eire Meiji lorsque le Japon commença à s'ouvrir à l'occident. Oui en fait j'aurais aussi un 2e reproche à faire au film, il prend tellement de raccourcis qu'il en oubli presque cet aspect historique vraiment intéressant, on y a un bref aperçu et quelques brèves explications en voix off mais au final c'est bien peu alors que c'est tout de même élément très présent dans le manga, mais bon Lady Snowblood n'est pas un film dans ce but là, une vengeance, une femme, beaucoup de violence, des combats, le principal.
    Le surjeu des acteurs n'est pas vraiment choquant quand on a déjà vu d'autres films d'exploitation de ce type (Je me dis que Marion Cotillard s'en est peut-être inspirée pour mourir dans vous savez quel film récent...haha). On ajoute à ça les perruques (bon en fait Le couvent de la bête sacré est imbattable en terme de perruque ....^^), les barbes et autres faux cheveux. Ca fait partie du jeu, c'est chouette, j'adore ces films d'exploitations. De toute façon on s'en fiche, Maiko Kaji illumine tout le film par sa seule présence, que demander de plus!
    Sinon par rapport à Sasori, si on continue dans les comparaisons, c'est dommage qu'il n'y ai pas plus de recherche visuelle au niveau de la réalisation, je la trouve bien sage et moins originale.
    Sinon, ce que j'aime particulier et que je trouve bien intégrées, ce sont les flashback, racontant les terribles épreuves subies par Yuki et sa famille.
    A noter qu'un coffret regroupant les 2 films Lady Snowblood est sorti en France le 12 octobre dernier, il faut que je me l'achète, parce que déjà c'était prévu, parce qu'arte ne diffusera visiblement pas le 2e volet et que j'ai vraiment envie de revois ce film une fois de plus.
    Merci Arte !

     

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  • J'ai vu dernièrement le dernier film de Kore-Eda, Notre petite soeur (Umimachi diary / 海街diary) très connu à l'international, du coup chaque film de ce réalisateur bénéficie d'une sortie ciné en France, j'avais adoré I wish, Tel père tel fils, Nobody Knows, Still Walking, et surtout Air Doll, bref j'ai aimé tous les films que j'ai pu voir de ce réalisateur jusqu'à présent. MAIS avec Notre petite soeur ce fût différent, on retrouve bien le style lent et reposant du réalisateur, qui prend le temps de nous présenter chacun de ses personnages, de nous les montrer séparément, ensemble, de nous parler de tout et de rien, de la vie de tous les jours... La déception, ça passe moins bien, déjà choix du casting (même problème pour Real de Kurosawa Kiyoshi), Hayase Haruka dans un des rôles principaux, j'ai beau apprécié énormément cette actrice dans les séries tv mais au ciné, rien à faire, ça ne passe pas, elle est toujours aussi mono-expressive, alors que Masami Nagasawa autre habituée des drama s'en sort vraiment bien! Je ne connais pas le reste du casting, mais pareil ils s'en sortent très bien. Passons, le film du 2h et quelques, j'ai regardé ma montre plusieurs fois, mais ce n'est pas le problème au final... Le problème c'est ce manque d'émotion que j'attendais, que j'adorais des ses précédents films, où je ressortais de la séance soit les yeux humides (Nobody knows, soit un grand sourire aux lèvres (I wish), ou même les deux (Air Doll) ou même la sensation d'être apaisée (Still Walking). Là en 2h j'ai souri 2/3 fois, pas non plus triste, pas non plus proche des personnages qui même si elles sont traitées séparément, décrites en détails, on reste en surface au final et en plus pas mal de stéréotypes (est-ce l'adaptation manga qui veut celà? je ne sais pas, car je n'ai pas lu la version papier). Bref, il y avait tant à dire sur le thème choisi (et déjà utilisé, Nobody know avec les enfants vivants seuls ensemble ou encore famille recomposée ou séparé dans I wish ou encore Still walking, Tel père tel fils...). Dommage, dommage, ma première déception et pourtant le film était agréable et plaisant, mais bien en deçà des précédents.

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  • Ca fait tellement longtemps que je voulais voir Departures, j'ai attendu 23h pour regarder ce film sur arte et ça valait le coup! J'ai adoré, je n'avais jamais de film traitant du thème de la mort de cette façon là, à travers le métier de pompes funèbres, ici la mise en bière et avant d'avoir vu ce film je vous avoue que je connaissais pas vraiment les détails de la mise en bière. Ce film m'a beaucoup surprise parce que déjà il aborde le sujet avec beaucoup de délicatesse, de sensibilité et ça n'est jamais larmoyant, il y a une place vraiment importante à l'humour mais pas envahissant mais plutôt par petites touches qui sont toujours les bienvenues. Je ne connaissais si l'acteur principal, ni le réalisateur et ce fut une bonne surprise de ce côté la également. Le film est surprenant aussi parce qu'il est très différent de tous les films japonais que j'ai pu voir jusqu'à présent, je ne sais pas vraiment comment l'expliquer, il fait à la fois très japonais comme occidental d'un point de vue du style de réalisation. Mais dans le traitement du thème je pense que s'il aurait été traité par un autre réalisateur d'une nationalité différente, le film aurait été à l'opposé à ce qu'on assiste parce que de ce j'ai pu constaté, le cinéma japonais et la mort à un rapport très particulier, différent de la perception de la mort dans la culture occidentale et donc vue par le cinéma occidental et d'ailleurs j'en parlais également pour Vers l'autre rive de Kiyoshi Kurosawa qui aborde également ce thème mais encore de façon différente (registre fantastique).
    Ce film est de toute façon très attachant grâce à ses personnages principaux, le choix d'utiliser un peu d'humour pour traiter le thème de la mort mais de façon subtile et surtout beaucoup d'émotions, un film à découvrir, j'ai adoré.
    La musique, magnifique, est signée Joe Hisaishi!

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