• Le garçon et la bêteCe weekend je suis allée voir le dernier film d'animation de Hosoda Mamoru, a qui ont doit le magnifique Les enfants loups Ame & Yuki, je l'avais découvert avec ce film, par contre je n'ai pas vu ses précédents métrages, j'espère un jour rattraper ça.
    Déjà, j'adore l'esthétique, le style qu'il donne à ses personnages, personnages plein d'humour, émouvants et avec beaucoup de caractère. J'adore ce mélange de deux mondes fantastique et réel qui finissent obligatoirement par se rencontrer, ça fonctionne toujours aussi bien. En plus il intègre une minuscule bête poilue hautement kawaii (disons que c'est une souris, mais pas vraiment, on ne sait pas, moi j'avais un peu ma petite idée sur la vraie identité de cette petite chose mais je suppose que c'est à nous de deviner, imaginer!). C'est certainement pas le but du film ou voire pas du tout le sujet, mais créer un monde peuplé de bêtes d'apparence humaine (marchent sur les deux pâtes, parlent, travaillent, vont à l'école, se balade sur le marché, font la cuisine, bref des animaux humains) moi ça m'a tellement fait pensé à la relation animaux-homme qui ici est donc dans ce mondé inversé ou égal à égal! Ca mérite réflexion du coup...parce que niveau égalité animaux-homme à notre époque il y a du boulot, beaucoup de boulot... Peut-être que j'y ai pensé très fort parce que je suis vers un mode de vie de plus en plus végane ? certainement.
    Sinon le film a beau être drôle, cela n'enlève en rien la poésie qui se dégage de ce film, tout comme le précédent d'ailleurs.
    J'ai adoré!

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  • Mistress AmericaJ'ai bien failli passer à côté du dernier film de Noah Baumbach, avec la pétillante Greta Gerwing que j'avais découverte dans Frances Ha, du même réalisateur, jolie collaboration qui marche super bien, ça aurait donc été dommage de le louper ce "Mistress America". Le film a passé tellement vite, c'est en fait beaucoup de discussions, blablas entre les personnages enfin souvent des monologues parce que Brooke (Greta Gerwing) parle toute seule et n'écoute personne, ha c'est agaçant une personne comme ça mais bon, c'est pas possible de la détester puis on découvre ses faiblesses et voilà, on s'y attache. Brooke c'est un peu Frances au final! C'est peut-être pour ça que j'ai autant aimé le personnage et l'histoire dans sa globalité. Il tout de même une scène qui se démarque du film précédant dans ce dernier, c'est celle chez "Mamie-Claire" où on assiste à une vraie scène de théatre, on a plus vraiment l'impression d'être devant un écran de cinéma! Un vrai régal cette scène. Puis jamais de temps mort, ça bouge tout le temps, Brooke est fatiguante, une vraie pile électrique, un moulin à parole, tout tourne autour d'elle... mais bon on ne s'ennuie pas. Le reste du casting rien à redire, je n'en connais aucun à pars Catherine Erbe vue dans les New york section criminelle, dans le rôle de la mère de
    Sinon de la musique, beaucoup de musique, parfois on sortirais même du cadre du ciné, on n'est même plus au théatre, dans un clip... c'est Tracy le dit d'ailleurs.
    Même si j'ai préféré largement Frances Ha, j'ai bien aimé Mistress America cependant.

     
    Mistress America
    Mistress America Bande-annonce VO

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  • Je l'attendais impatiemment ce film, le dernier en date de Jia Zhang Ke que je suis maintenant depuis plusieurs films et qui a depuis bien évolué, su se renouveler tout en gardant son thème de prédilection, la Chine en pleine évolution actuelle face à la Chine d'avant, la jeunesse chinoise aussi et les trop grandes inégalités de ce pays (économique, niveau de vie, ville/campagne...). Avec le précédant, A touch of Sin, j'avais reçu une sacrée claque parce que ça faisait bien longtemps que je n'avais pas vu autant de rage et d'émotions, autant de vérité sans sous entendu dans un film chinois, difficile de faire mieux, la barre était vraiment placée haute, très haute. En fait avec Au delà des montagnes, c'est assez différent même si on reprend les thèmes chers au réalisateur, car ce qui est change est ton du film, la façon de traiter le sujet, on reste sur un fond social mais on se rapproche bien plus du drame, du mélo (mais toujours sans tomber dans le film larmoyant) que A touch of sin, au final c'est une très belle histoire, triste aussi, en commençant par un triangle amoureux, toujours sur fond social (les mines de charbon qui petit à petit ferment, la modernité qui envahit petit à petit le quotidien des chinois, les inégalités qui continuent de se creuser). Puis j'ai aimé que l'histoire se déroule sur plusieurs décennies! Mais c'est beau et puis le choix de cette musique, parfait, du début à la fin, très beau. Jia Zhang Ke est surprenant et le restera j'espère au fil des ses prochains film encore. Et l'actrice principale, Zhao Tao, vue dans A touch of sin et bien d'autres films de Jia Zhang Ke, est excellente également. Un peu déçue par la fin cependant car j'aurais aimé en savoir plus sur ce qui allait se passer sur les choix des personnages... c'est un peu frustrant de terminer ce film comme ça.

    Fiche film allociné

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  • My skinny sisterJe suis allée voir ce weekend un film que je n'avais pas prévu de voir mais après avoir lu le résumé et vu la bande annonce, je me suis dis qu'il allait me plaire. Il ne faut cependant pas se fier à ce qui est noté sur l'affiche qui décrit ce film comme la cousine scandinave de Little Miss Sunshine, pour moi ces deux films ne sont pas vraiment comparables, le sujet traité ici est délicat et grave (l'anorexie) même si le sujet principal au final c'est la relation entre soeurs, l'anorexie est quand même traité de manière bien sérieuse (suicide dans Little Miss Sunshine, mais tellement mis de côté, sur le ton de l'humour, qu'on l'oublie vite), les scènes drôles centrées sur la petite soeur sont alternées par des scènes plus dures (l'anorexie et les conséquences sur la famille entière, pas seulement sur la grande soeur qui en souffre). Il faut avouer que la petite soeur est drôle dans ses répliques (surtout quand elle a le béguin pour le prof de sa grande soeur ou cette histoire de moustache) mais parfois elle sait vraiment nous émouvoir (cette impression d'être l'ombre de sa grande soeur, d'être moins bien qu'elle, se sentir effacée et incomprise et ne pas comprendre vraiment non plus ce qui se passe...). Bref, j'ai bien aimé ce petit film sans prétention qui fait passer beaucoup d'émotions sans tomber dans le film très larmoyant, il y a toujours un juste de milieu et les deux actrices sont parfaites. Peut-être pas le film de l'année mais une bien jolie découverte.

    Fiche allociné

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  • Lady SnowbloodEnfin! j'ai pu voir l'adaptation ciné du manga de Kazuo Koike, Lady Snowblood, dont j'ai lu les 2 premiers tomes, 3 tomes sont sortis au total, mais je m'arrête là je pense, le manga me plaisant qu'à moitié mais adorant le personnage et son histoire, je voulais absolument voir la version ciné parce que ayant vu déjà Sasori avec la même actrice (Meiko Kaji) je savais que j'aimerais et effectivement, oui j'ai adoré, je préfère de loin la version ciné. Pourquoi ? normalement, on le sait, les adaptations ciné dans souvent bien moins réussies que l'original, souvent parce qu'il est difficile de transposer à l'écran ce qui a été fait sur papier (notamment au niveau des détails, de l'ambiance, parfois aussi du casting, des décors, etc...). Ici c'est, pour moi, réussi, déjà la présence de Meiko Kaji dans le rôle principal qui efface tout le monde autour d'elle (autant au sens premier que figuré si vous connaissez un peu l'histoire). Contrairement au manga, le film ne s'embarasse pas des scènes crues, oui parce que la moitié du manga est comme ça et c'est pas trop mon truc, donc ça ne m'avais pas tellement plu. Je trouve que le choix de l'actrice correspond vraiment au physique du personnage version papier en plus. Je dirais tout de même que par rapport au manga, le film manque un peu de rythme, il est moins violent aussi (alors qu'il l'est, giclée de sang type jet pshiiiiit à la Baby cart, combats à mort au sabre, etc...). C'est vraiment un film encore une fois sur le thème de la vengeance féminine et qui une fois de plus montre la condition féminine japonais, ici début 1870, début Eire Meiji lorsque le Japon commença à s'ouvrir à l'occident. Oui en fait j'aurais aussi un 2e reproche à faire au film, il prend tellement de raccourcis qu'il en oubli presque cet aspect historique vraiment intéressant, on y a un bref aperçu et quelques brèves explications en voix off mais au final c'est bien peu alors que c'est tout de même élément très présent dans le manga, mais bon Lady Snowblood n'est pas un film dans ce but là, une vengeance, une femme, beaucoup de violence, des combats, le principal.
    Le surjeu des acteurs n'est pas vraiment choquant quand on a déjà vu d'autres films d'exploitation de ce type (Je me dis que Marion Cotillard s'en est peut-être inspirée pour mourir dans vous savez quel film récent...haha). On ajoute à ça les perruques (bon en fait Le couvent de la bête sacré est imbattable en terme de perruque ....^^), les barbes et autres faux cheveux. Ca fait partie du jeu, c'est chouette, j'adore ces films d'exploitations. De toute façon on s'en fiche, Maiko Kaji illumine tout le film par sa seule présence, que demander de plus!
    Sinon par rapport à Sasori, si on continue dans les comparaisons, c'est dommage qu'il n'y ai pas plus de recherche visuelle au niveau de la réalisation, je la trouve bien sage et moins originale.
    Sinon, ce que j'aime particulier et que je trouve bien intégrées, ce sont les flashback, racontant les terribles épreuves subies par Yuki et sa famille.
    A noter qu'un coffret regroupant les 2 films Lady Snowblood est sorti en France le 12 octobre dernier, il faut que je me l'achète, parce que déjà c'était prévu, parce qu'arte ne diffusera visiblement pas le 2e volet et que j'ai vraiment envie de revois ce film une fois de plus.
    Merci Arte !

     

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