• KuronekoRécemment, j'ai eu envie de me replonger dans mes films qui prenaient la poussière et que je n'avais jamais vraiment eu le temps de voir, j'ai donc choisis Kuroneko 藪の中の黒猫 (1968) de Shindô Kaneto dont j'avais déjà vu et adoré Children of Hiroshima et l'île nue, d'ailleurs il faudra que je voie Onibaba, d'autant plus que le dvd est disponible chez nous, ça serait dommage de s'en priver.
    Kuroneko fait partie des films de fantômes japonais, les yurei eiga, tourné dans les 60's parmi beaucoup d'autres, Hideo Nakata n'avait donc rien inventé avec Ring (mais redonné plutôt un nouveau souffle au genre yurei eiga) car beaucoup s'y sont essayé bien avant lui et Kuroneko est le seul pour le moment tourné dans les 60's que j'ai vu, j'espère en voir d'autres comme Kwaidan par exemple!
    J'aime beaucoup découvrir l'ambiance qui se dégage de ces films qui nous font plonger dans un Japon du passé, comme si c'était un autre monde sous nos yeux. J'ai trouvé le film très envoutant et l'histoire bien triste et cruelle, ce qui est d'ailleurs toujours le cas avec les histoires de fantômes de femmes revenues sous une autre forme (ici chat) pour se venger. Ca donne aussi une vision de la place de la femme à cette époque d'ailleurs.
    Sinon ce qui m'a le plus frappée dans ce film c'est son minimalisme, il aurait très bien pu se jouer au théâtre parce que dès la scène se déroule dans la maison de la mère et de la fille, on pourrait presque penser à une scène tellement les décors sont simples, mais pas seulement, la façon de jouer des actrices/acteurs, les gestes, le ton utilisé, etc m'ont fait penser à une pièce de théâtre par moment. La musique utilisée, en particulier ces instruments de percussions et de sifflements perçants, contribuent également beaucoup à cette ambiance sombre, mystérieuse et envoutante.
    Bref, encore un film de Kaneto Shindo que j'ai pris plaisir à découvrir, j'espère en voir d'autres!

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  • Sea FogPuisque je suis en congés cette semaine, autant en profiter et voir un 2ème film au ciné! Je pensais pas le voir en fait ce Sea Fog parce qu'il ne m'attirait pas vraiment et finalement je me suis laissée tentée (et si c'était bien, si tu loupais un film génial! va le voir, va le voir!) et j'ai bien fais car ce film était vraiment excellent. A chaque fois que je fais voir un film coréen, je me dis qu'il ne pourra pas être plus noir et sombre que le précédent, mais j'ai l'impression qu'à chaque fois au final les limites sont repoussées!
    Sea Fog est donc un film très sombre, violent et pas pour tout public, je me doutais pas de ce qui allait arriver sur ce bâteau, j'avais pas lu d'article au sujet du film, pas vu de bande annonce pour ne pas gâcher l'effet de surprise et heureusement car ça a très fonctionné. J'ai été surprise du début à la fin, plus le film avancer, plus l'histoire être dure et sombre. C'est pas la première fois qu'on peut voir un film qui nous montre le côté sombre des humains lors de situations extrêmes comme celle-ci, surtout une situation où l'action se déroule dans un endroit restreint sans aucune issue autour (un bâteau de pêche en pleine mer), l'action se déroulant beaucoup de nuit ou avec beaucoup brume/brouillon le jour. Un huis clos étouffant comme il se doit, avec un air malsain et irrespirable. Outre le style de ce film, sa noirceur et celle de ses personnages prêts à tout... il y a bien une triste réalité montré par le biais de ce film (ce que beaucoup de réalisateur font, The chaserHan Gong Ju par exemple), ici les clandestins sino-coréens de Chine et leur situation (sujet déjà évoqué dans le film La rivière Tumen).

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  • La maison au toit rougeEnfin! un film japonais au cinéma, pas n'importe quel réalisateur en plus, Yamada Yoji, qui se fait finalement assez rare chez nous. Je n'ai vu que 2 films de ce réalisateur que j'avais adoré, Bushi no ichibun et Le samurai du crépuscule, très beaux et poétiques, rien à voir avec certaines film de chanbara violents japonais. Lenteur, douceur, poésie, beauté, nostalgie... c'est tout ce que représentent les films du talentueux Yamada Yoji.
    Avec La maison au toit rouge, on quitte les samurai pour se pencher, une fois de plus dans le passé mais cette fois ci pendant la période 1935-1946, la 2ème guerre mondiale, les bouleversements de tout un pays qu'est le Japon, sa modernisation et sa période difficile en tant de guerre, avant et après également. Mais ceci est surtout le fond de l'histoire, car l'histoire au premiers plan est celles de plusieurs personnages témoins de cette difficile période de leur pays, une jeune fille de campagne va travailler à Tokyo en tant que bonne chez une famille riche et se liera d'amitié avec la maîtresse de maison, une histoire d'amour, des secrets, des tristes évènements dans la famille... en fait le sujet principal du film c'est vraiment celui ci. Cependant, je trouve que les deux sont vraiment bien équilibrés et s'accordent à merveille. Le rythme du film est si doux et apaisant, parfois drôle et parfois triste mais jamais ennuyant du long de ses 2h17 min. Parfois, je me dis qu'il aurait pu être adapté en asadora tellement il m'a fait pensé à Carnation et Ohisama!
    Le fin est un peu rapide par rapport au reste du récit, j'ai juste eu l'impression que le réalisateur voulait boucler rapidement la fin de cette triste et belle histoire pleine de souvenirs et de nostalgie.
    Il est toujours à l'affiche, n'hésiter pas à vous plonger dans le passé du Japon, c'est un très beau film à ne pas manquer et surtout un style de film japonais trop rare au cinéma par chez nous. (Bon et puis pour celles et ceux qui connaissent, il y a Tsumabuki Satoshi dans ce film :) )

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  • BirdmanLa semaine dernière, je suis allée voir Birdman, film qui fait beaucoup beaucoup parler de lui depuis toutes ces récompenses récoltés et son succès ne faibli pas depuis sa sortie en salle d'après les articles ici et là que j'ai pu lire sur la toile, et je n'ai lu que du positif. En fait, j'y suis surtout allée le voir parce que la bande annonce m'avait tapé dans l'oeil au cinéma, c'est tout. Cette bande annonce est quand même assez mensongère car on s'attend à voir un film de super héro un peu looser revenant sur le devant de la scène, le super héro non mais looser ou plutôt acteur oublié revenant sur le devant de la scène oui et 1000 fois oui. Cette partie est très bien traitée, mise en avant et avec beaucoup d'humour et d'énergie. Michael Keaton y met toute son énergie dans ce rôle et le fait qu'il ait lui même tourné dans un des Batman au cinéma rend le personnage encore plus "vrai". L'interprétation est superbe que ce soit pour M. Keaton que Edward Norton dans le rôle du gros con (si si) et ça lui va à merveille en plus! J'ai pris plaisir à suivre les doutes et combat de cet acteur qui essaie de rester sur le devant de la scène dignement et ayant ce besoin de reconnaissance avec un rôle qu'il veut à la hauteur de son talent et effacer son étiquette de super héro qui lui colle à la peau (les fans dans la rue qui l'interpelle en l'appelant Birdman plutôt que pas son vrai nom). Sans cet humour le film aurait été bien triste et déprimant, une certaine noirceur s'en dégage cependant vu le sujet traité et la façon dont il est traité mais superbement bien. Et puis la scène de Michael Keaton en slip dans la rue au milieu de la foule est juste mémorable et sa voix intérieure nous entraînent avec lui dans une autre dimension. Le film m'a un peu cependant perturbée à certains moments, j'avoue que vu la bande annonce je m'y attendais pas du tout au niveau du sujet et de la façon de le traiter et puis cette batterie omniprésente était difficile à s'y accommoder au début puis ensuite elle fait partie intégrante du film. Un très bon film, de très bons acteurs, un sujet très bien maîtrisé. Un film qui mérite bien tout le succès qu'on lui accorde! A découvrir!

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  • RéalitéBon voilà, un film de Quentin Dupieux, enfin! Je regrette franchement de ne pas avoir vu au ciné (alors que j'aurais pu) Wrong et Wrong Cops les années précédentes et j'espère pouvoir rattraper ça. Heureusement, Arte avait diffusé l'an dernier il me semble Rubber, cette histoire de pneu tueur amoureux... bref, j'ai aimé parce que ça m'a bien fait marrer ce film totalement wtf et pas toujours compréhensible (mais bon le but est pas vraiment que ça soit compréhensible à 100% je pense, vaut mieux ne pas trop se fatiguer  à chercher des réponses^^). Donc, le conseil que je vous donne c'est que si vous allez voir Réalité, attendez vous à voir un film de Quentin Dupieux (c'est con à dire mais Quentin Dupieux fait du Quentin Dupieux, d'ailleurs je dis toujours la même chose pour Hong Sang Soo, on classe pas le film, c'est pas possible).
    J'ai vu Réalité il y a 2 semaines. Le film est difficile quand même, pas très accessible, du fait de son histoire qui perd dès le début le spectateur et ce, jusqu'à la fin, on doutera... quel personnage est réel? est-ce qu'à ce moment précis le personnage est dans la réalité, rêve-t-il (enfin c'est plutôt du cauchemar éveillé!), est-t-il sur le tournage de son film, regarde-t-il le film qui est entrain de tourner... pfiou... à la fin je ne connais toujours pas les réponses à toutes ces questions. Quand on pense avoir compris, que Jason Tantra (si si c'est son nom, le personnage joué par Alain Chabat) se réveille enfin, finalement on ne sait plus, en fait on est aussi perdu que le ou voire les personnages qui sont autant déstabilisés que les spectateurs.
    Sinon que dire d'autre, je pensais rire aux éclats, non, je n'ai pas spécialement ris, comme dans Rubber, les scènes qui se succédaient ou même les apparitions des personnages (le prof en jupe qui roule en jeep par exemple) étaient tellement wtf qu'au lieu de rire, c'était plutôt des "mais mais, qu'est ce qu'il se passe, c'est quoi ça, je comprends pas... c'est qui lui, il fait quoi". Finalement je me suis beaucoup posée de questions qui sont restées sans réponses. Et les scènes que je retiendrai le plus (y compris le prof en jupe, ça m'a marquée c'est dire...) les essais de cris de douleurs de Alain Chabat, il du vraiment s'amuser lui :) Et puis la maison de la fillette avec tous ces animaux empaillés est flippante à souhait.
    Sinon, sinon, une musique en permanence, d'orgue mortuaire ou je ne sais quoi venant rythmer n'importe quelle scène, toujours la même musique, du début à la fin.
    Voilà, alors, je ne sais pas vraiment quoi dire sur ce film, j'ai aimé? j'en sais rien! J'ai pas aimé alors? je ne sais pas non plus. En tout cas, merci Quentin ou Mr Oizo, pour la prise de tête au cinéma. Maintenant j'espère me rattraper avec vos précédant films parce que je vous aime quand même pour votre audace.

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